Je viens d'attaquer le plus dur mentalement, les finitions... Une envie lancinante, mais violente d'assembler enfin toutes les pièces me démange depuis deux jours... Mais je ne pourrais passer à l'acte que dans 4 jours, soit dimanche soir ! Pourquoi cette date ? Je vais y revenir. Petit flash-back de 20 heures ! Hier, c'était ponçage et teinte !

Vous savez ce que l'on dit ? "Je ponce, donc j'y suis !" ^^ Les finitions ont été faites au p220. Ce n'est pas forcément un grain très fin, mais la technique du poncé huilé fait que l'on re-ponce par la suite, je me suis donc arrêté à ce niveau là.

Si j'en avait eu la patience, il aurait fallu insister un peu plus sur certains défauts, comme ici au niveau de la poignée. Mais honnêtement, je n'en avais plus le courage ! Une après midi complète de ponçage, c'est usant !

Bref, il faut donc passer à la teinture ! Un chiffon propre (en l’occurrence une vielle chaussette), du brou de noix, et c'est parti ! On frotte le bois énergétiquement, et le bois prend la teinte très rapidement. A noter que le bois sèche très vite.

En une heure, le brou de noix est totalement sec.

Voici le résultat le soir, après deux couches (ce qui est beaucoup ! Pour une teinte moins foncé, prévoir une seule couche, voir une couche dilué à l'eau !). Le rendu est pour l'instant mat, et le bois recrache les impuretés par ses pores, ce ui le rend à nouveau non-lisse au touché.

On passe maintenant au poncé-huilé. Il faut pour cela préparer un mélange composé de 70% d'huile de lin, et de 30% d'essence de térébenthine. Je le stocke dans un petit bocal que je passe au micro-onde afin de le faire tiédir. On imbibe de la paille de fer 000 (finition), et on ponce la crosse dans le sens du bois. Attention, si vous insistez trop (en particulier sur les arrêtes), vous allez éclaircir le bois. Comme je tenais à avoir un rendu bien sombre, je n'ai pas trop insisté sur la paille de fer, et je l'ai laissé tombé pour la deuxième couche, ce soir. Le résultat commence déjà à être très sympa.

Mais de près, il faut encore bien boucher les pores du bois. Dans cette optique, je passerais deux couches de cire d'abeille après les 5 couches d'huile.

Passer une couche d'huile, c'est 30 minutes maximum. Du coup, en attendant, je m'occupe des finitions des parties métalliques. Je m'étais promis de ne pas avoir un seul centimètre carré de peinture sur la réplique, ce sera presque le cas ! Le canon externe n'est pas du tout visible une fois la réplique assemblé, mais par principe, je l'ai donc poncé. Au passage, la peinture chinoise était sacrément solide. Certainement un phosphatage, ou un traitement du genre (vu que l'intérieur est aussi noir, mais là, impossible de l'enlever !).

Pour la rallonge de canon et le support de mire avant, même traitement ! On enlève les grosses rayures au p80, puis un 2nd passage au p120, un 3ème au p220, un 4ème au p600, un 5ème à la paille de fer 000, et une finition au polish métaux. Les photos rendent assez mal hommage à mon travail : la moindre rayure ressort énormément !

C'est particulièrement le cas sur le receiver... De toutes façons, je vais y revenir à celui ci !

Le résultat sur l'endcap est bluffant ! On croirait presque du chrome.

Pour "l'uper-receiver", c'est déjà mieux !

Les pièces qui sont interne à la mécanique restent par contre mattes, comme pour le support du levier d'armement.

L'embouchoir mériterais aussi un petit coup de polish supplémentaire.

Enfin, je vous ai gardé la meilleure photo pour la fin ! A force de jouer avec l'éclairage, j'ai finis par faire une photo qui rend parfaitement bien le rendu de la plaque de couche (et d'autres pièces d'ailleurs !). L'effet miroir est impressionnant ! Je ne sais pas encore comment je vais camoufler ça en jeu... Certainement à grand coups de bandes de jutes !
La suite dans quelques jours (visuellement, ça ne va pas évoluer des masses dans les jours à venir).
